Le domaine des arts est critique pour la compréhension notre religion. Le discours traditionnel considère les arts comme secondaire et marginal dans le contexte de la législation islamique. Historiquement, certains savants sont même allés jusqu’à interdire toute forme d’art, confondant parfois arts et divertissement. Notre point de départ consiste à développer une meilleure compréhension de ce que représentent les arts dans la culture et la société. D’un point de vue islamique, l’art est l’essence même de l’expression, de la beauté, de la créativité et donc de la culture. Il importe également de prendre en compte le rôle que les arts peuvent jouer dans la construction de la personnalité humaine dans le monde aujourd’hui, comme par le passé et pour l’avenir.
Quels sont les principes islamiques en matière économique et comment traiter ces principes dans le monde contemporain? Ce sont là des questions de premier ordre. Dans les productions des savants musulmans, il a très souvent été question, ces dernières décennies, de l’économie et de la finance islamiques.
L’éducation est une question centrale pour les sociétés contemporaines et leur avenir. Il est essentiel pour nous de traiter cette question d’un point de vue islamique, en commençant par mettre en avant les principes islamiques et les objectifs religieux majeurs (maqâsid) relatif à l’éducation des individus et des citoyens, femmes et hommes, au sein d’une société donnée.
La question de l’environnement doit nous préoccuper au premier chef. En revenant aux enseignements islamiques, on relève que de nombreuses sources textuelles (Coran et tradition du Prophète PBSL) traitent de l’environnement. Pour les musulmans et les croyants, ces enseignements mettent essentiellement en lumière l’importance du respect de la Nature et de toutes les créatures.
Nous parlons souvent des aliments et de ce qui est licite (halal ) d’un point de vue islamique. Nous nous référons alors à des règles bien connues et à des principes et interdictions répétées par les savants musulmans. Pour la viande, par exemple, nous avons tendance à nous limiter aux conditions nécessaires pour qu’une viande soit halal – notamment en ce qui concerne les techniques d’égorgement de l’animal, etc.
Il est beaucoup question aujourd’hui du « statut de la femme en Islam ». Il est vrai que c’est un thème qui nécessite un effort supplémentaire de la part des savants de l’islam dans le but de (ré)examiner la situation de la femme, notamment de la lecture des sources scripturaires et de la manière dont sont traitées ces questions au sein des familles et des sociétés.
Dans un monde marqué par la communication, les médias traditionnels et alternatifs jouent un rôle primordial en ce qui concerne les valeurs et les comportements. De nombreux organes de presse et journalistes œuvrent à partir d’un code éthique pour tenter d’en déduire le bon comportement professionnel (rapidité et disponibilité de l’information, crédibilité des journalistes, anonymat sur internet, etc).
C’est un domaine essentiel où les progrès scientifiques et les nouvelles technologies mettent les spécialistes et les médecins face à des questions extrêmement complexes. Au cours des dernières décennies, les savants du texte ont travaillé avec les médecins et collaboré avec eux afin de produire des opinions légales (fatâwa) particulièrement intéressantes.
Avant de s’intéresser à l’éthique islamique appliquée, il importe de se référer aux textes fondamentaux. Ainsi, la recherche sera menée à partir de l’essence même de la méthodologie de l’éthique islamique, par la référence aux sources textuelles et aux fondements théoriques de la législation islamique (ce que l’on appelle ta’sil, ou authentification de la pensée).
Les migrations et l’asile sont des traits fondamentaux de la conscience de tous les musulmans en raison de l’hégire, le mouvement migratoire historique du Prophète (PBSL) et de ses compagnons fuyant la persécution à l’aube de l’islam.
On a beaucoup écrit au sujet de l’islam et de la politique, de la législation islamique et de l’« Etat islamique » : la controverse a traversé le XXème siècle, lorsque les musulmans, dans les pays à majorité musulmane, ont tenté, durant la période postcoloniale de trouver un régime politique qui résisterait au système sécularisé occidental.
La psychologie est sans doute le domaine qui a été le moins travaillé selon une perspective islamique. Très souvent, en matière de psychologie, les savants de la législation islamique renvoient ces questions à la spiritualité et à certaines réponses qui ont été formulées par les savants traditionnels concernant la prière